Objets au hasard : l’intérêt de ma collection étonnante

Pour un œil extérieur, rassembler des objets dont rien ne semble relier le sens ou la provenance ressemble à un caprice ou à une excentricité. Les normes de la collection voudraient du classement, des familles, des listes, l’exact contraire d’un assemblage dicté par l’occasion ou l’humeur du moment.

Pourtant, certaines institutions muséales accordent une place à ces collections non conventionnelles, invoquant leur potentiel d’interprétation transversale et leur capacité à susciter de nouvelles lectures du patrimoine matériel.

Pourquoi collectionner des objets au hasard fascine tant

Ce qui frappe avec une collection d’objets au hasard, c’est sa façon de révéler des liens invisibles entre des fragments que rien ne prédisposait à se côtoyer. À la Japan Expo 2023, Yamakyu a choisi de laisser la découverte guider ses pas. Pas de liste, pas de plan : juste l’ouverture à l’imprévu. C’est ainsi qu’est née sa première commande artistique en salon auprès de Pellichi autour de Rice Shower, ou que d’autres achats se sont faits sur un coup de cœur, chez Sophingers, Sedeto, Mi-eau. Chaque objet, chaque dessin, chaque trouvaille prolonge une émotion, fige un instant.

Le hasard devient ici moteur de choix et de surprise. On oublie les cases, on laisse place à la narration. La collection s’écrit au fil des rencontres et des envies. Un stand consacré à Umamusume Pretty Derby, rareté en France, donne à l’achat un caractère inédit. Les glowsticks, eux, ne restent pas dans un tiroir : ils servent à exprimer la joie, à la partager lors de concerts, à la transmettre au public alentour.

Ce qui distingue la collection de Yamakyu, c’est le contraste permanent entre les objets. Glowsticks, illustrations originales, cadeaux transmis à la famille ou aux amis, aucun fil directeur, sinon celui de la liberté. Pas de quête d’exhaustivité ou de prestige : ce sont les premières fois, la découverte, et surtout l’indépendance financière qui dictent la trajectoire. Chaque objet porte la marque de sa rencontre, la trace d’un contexte, l’écho d’une histoire.

Des trouvailles inattendues : quand le hasard façonne une collection unique

Explorer un salon comme la Japan Expo, c’est accepter que la découverte écrive elle-même le parcours. Pour Yamakyu, le passage à une vie autonome a ouvert la porte à l’exploration sans filet. Cette autonomie a permis une série de premières : confier une commission à Pellichi, choisir Rice Shower comme sujet d’inspiration, se laisser tenter par une création Umamusume Pretty Derby alors que le fandom reste discret en France.

La promenade d’un stand d’artistes à l’autre, Sophingers, Sedeto, Mi-eau, enrichit la collection d’œuvres inspirées par L’Ère des Cristaux ou Frieren. Le hasard d’un agencement, un dessin qui accroche le regard, une discussion avec un créateur : autant de déclencheurs inattendus. Les glowsticks, utilisés lors de concerts ou prêtés à d’autres, sont aussi des vecteurs de lien, bien au-delà du simple objet.

Voici quelques exemples qui illustrent cette dynamique :

  • Commande réalisée en direct sur salon : Rice Shower, signée Pellichi
  • Rencontre avec des créations Umamusume, quasi-introuvables dans l’Hexagone
  • Achat spontané d’illustrations originales sur L’Ère des Cristaux
  • Glowsticks utilisés pour fédérer et partager l’enthousiasme collectif

Chaque objet ramassé vient avec son propre récit, souvent improvisé. La collection s’étoffe au rythme des impulsions et des circonstances. Rien n’est figé : le contenu évolue, la disposition change, dessinant une identité mouvante, façonnée par la spontanéité et la curiosité.

Quelles histoires se cachent derrière chaque objet ?

Chaque pièce du lot rassemblé par Yamakyu porte une histoire, née d’une circonstance précise et d’une émotion parfois inattendue. Prenez un glowstick : ce n’est pas juste un gadget lumineux. En l’agitant dans la foule d’un concert, il devient le support d’une liesse collective, un moyen de transmettre la joie à des inconnus, un souvenir lumineux d’un moment partagé.

La première commande passée à Pellichi, centrée sur Rice Shower (Umamusume Pretty Derby), a valeur de repère. L’illustration ne se réduit pas à un dessin : elle symbolise l’échange réel avec l’artiste, l’attente, la surprise du résultat. Le fait que le fandom Umamusume soit si discret en France ajoute à la rareté de l’objet et à son attrait.

Les achats auprès de Sophingers, Sedeto ou Mi-eau racontent d’autres histoires : l’attirance pour l’univers de L’Ère des Cristaux ou de Frieren, l’envie de soutenir la création indépendante, le plaisir de choisir à l’instinct. Certaines illustrations, offertes ensuite à des proches, deviennent des cadeaux qui portent une charge affective et la mémoire d’un moment.

L’autonomie financière, conquise avec l’entrée dans la vie professionnelle, a tout changé. Elle autorise aussi bien l’achat réfléchi que la dépense impulsive, le soutien à des artistes émergents, le plaisir de gâter ses amis ou sa famille. Chaque objet, du plus modeste au plus remarquable, s’inscrit alors dans un réseau d’histoires, de souvenirs, de transmissions.

Jeune homme ajoutant un jouet ancien à sa collection

Ce que ma collection révèle sur notre rapport à l’imprévu

L’imprévu donne du relief à toute collection sincère. Oubliez les inventaires méthodiques : ici, ce sont les rencontres, l’ambiance, les circonstances qui dictent les choix. Rien n’était planifié : ni la découverte d’objets Umamusume Pretty Derby à Japan Expo 2023, ni la commande chez Pellichi, ni les achats auprès des artistes. Chaque objet prend place parce qu’il répond à une envie du moment, à une curiosité, à l’envie de soutenir un créateur.

L’imprévu s’invite aussi dans la façon de partager ces trouvailles : offrir un objet à un proche, raconter l’histoire sur un blog, transformer l’expérience physique en récit. Le blog devient alors l’extension numérique de la collection, un espace pour relier les souvenirs, donner du sens à l’accumulation, prolonger l’échange.

L’indépendance financière a ouvert la porte à ce jeu avec le hasard. D’un geste spontané, on soutient un artiste, on fait plaisir à un ami, on fait entrer dans la collection un objet porteur de sens. Ce rapport renouvelé à l’inattendu, c’est aussi une façon de vivre le quotidien sans routine, en acceptant la surprise comme une opportunité.

Voici deux aspects qui en ressortent :

  • Mise en récit : chaque trouvaille s’inscrit dans une histoire, une rencontre, un souvenir précis.
  • Effet d’étonnement : l’imprévu attise la curiosité, bouscule les habitudes, réveille l’envie de découverte.

À travers cette collection, c’est une autre logique qui se dessine : celle d’accueillir l’imprévu comme un allié, de laisser la curiosité guider le regard, et de faire des objets glanés au hasard les témoins d’une liberté qu’aucun catalogue ne saurait enfermer.

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